Ateliers, ENTREPRENDRE

CHANGER SON HABITAT ET ENTREPRENDRE AUTREMENT

Audrey est une graphiste que j’ai découverte grâce à la communauté des Entrepreneuses Créatives. Elle participe en sa qualité de professionnelle de l’identité de marque à notre prochain livre – aux éditions Eyrolles –  “Créer sa marque et son identité ” pour small business. Je la suis depuis plusieurs mois plus attentivement via son nouveau compte instagram sur @asaline_wildandfree. Elle y partage des photos de son nouveau mode de vie accompagnées d’explications surprenantes. Je lis ses commentaires et like ses photos avidement. Son nouveau projet de vie en famille est devenue pour moi comme un feuilleton, plutôt un documentaire, dont j’attends avec impatience le prochain épisode. Comme à mon habitude, j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce changement d’habitat en l’interrogeant notamment sur son travail d’entrepreneuse au milieu des bois.

1. Tu viens d emmenager au milieu des bois dans une mini maison, pourquoi cette decision de changement de lieu de residence ?
C’est notre fille qui a été le déclic. Avant sa naissance nous étions déjà en cheminement, nous  avions déménagé de la ville à la campagne et cherchions plus d’authenticité. Mais sa venue au monde en 2015 nous a fait réfléchir sur ce que nous voulions pour elle, comme lieu de vie, mais aussi quel monde nous souhaitions lui offrir. Et pour changer le monde, il faut commencer par soi-même ! Le constat de départ était simple, vous voulions plus de temps pour nous-même et pour elle, denrée si simple mais si rare dans notre société ! Ce qui nous prenait le plus de temps obligatoire c’était le travail, car nous avions des dépenses importantes tous les mois à assumer, en grande parti dûes au loyer. La solution s’est imposée d’elle même : nous devions changer de rythme de vie, de consommation, d’habitat. Nous nous sommes orientés vers un micro habitat, dans un lieu qui nous est prêté : nous vivons désormais dans 15m2 à 3 au milieu des bois ! Nous n’avions pas vraiment défini cette situation au départ, je dirais plutôt que nous nous sommes laissés porter par les opportunités. Cela m’a appris que nous sommes conditionnés à vouloir quelque chose de précis en cherchant à l’obtenir, identique à nos désirs. Seulement, la vie est pleine de rebondissements, et avec cette vision unique, bien souvent nous nous fermons à l’aventure ! Désormais, nous cherchons à trouver un équilibre entre nos envies et les possibilités que nous offre la vie, et surtout en prenant notre temps. Cela demande plus d’ouverture d’esprit et plus de créativité, ce qui est loin de nous déplaire ! Depuis que nous sommes sur ce chemin nous faisons des rencontres extraordinaires.
2. Qu est ce que ce nouveau mode de vie minimaliste vous apporte désormais ?

Beaucoup de choses ont changé dans nos vies. Nous réapprenons l’authenticité, le bonheur des choses simples, à nous orienter vers le fonctionnel plutôt que le surplus et futile. Nous vivons désormais au rythme des saisons, en respectant celle-ci et nous nous sommes reconnectés par extension à notre propre nature. Un grand potager prend place à nos côtés pour tendre vers une partie d’autonomie alimentaire, qualitative de surcroît. Niveau objet, nous avons largement réduit nos possessions et ressentons beaucoup moins l’envie de consommer. Lorsque nous souhaitons quelque chose, nous réfléchissons d’abord à comment le fabriquer, le trouver d’occasion, le troquer… Plutôt que d’acheter. La culture du « peu » anime nos vies dorénavement pour s’orienter plus sur le monde extérieur et le lien social. Notre but originel à abouti : nous avons beaucoup plus de temps pour nous-même et notre famille. Nous choisissons de travailler peu, juste suffisamment pour remplir nos besoins financiers, cela nous permet d’opter chacun pour un travail qui nous plait complétement, avec un réel caractère humain. Cet équilibre-là permet de ne plus le vivre comme un carcan obligatoire et imposé mais réellement comme un lieu d’épanouissement et d’ouvrage apportant du sens à notre vie.3. Tu travailles à ton compte, comment ce changement impacte ton entreprise et tes missions ?
J’ai créé Asaline dans le but, entres autres, de pouvoir travailler de chez moi. Aussi, de ce côté là, pas de changement. Toutefois, au milieu des bois, il faut faire face à une connexion internet très fluctuante, et accepter qu’elle ne soit pas régulière. De par mes choix de vie, je peux m’autoriser à prendre moins de projets à la fois, en étalant plus mes deadlines, afin d’avoir un rythme de travail qui ne soit plus une contrainte. Je propose des créations et accompagnements dans lesquels je suis complétement investie : je crois que mes clients viennent vers moi aussi pour cela, ils ont des besoins graphiques mais cherchent également un contact social plus vrai. Bien souvent ils ont touchés par ma démarche qui fait écho en eux, avec des valeurs similaires. Cela permet de nous retrouver autour d’un projet créatif mais aussi humain. Je travaille principalement avec des artistes, des artisans, des professionnels de la médecine alternatives, des gens pour qui une vision globale du travail et du monde fait sens. Ce changement d’existence est positif à tous les nivaux, j’ai véritablement gagné en qualité et en bonheur de vie.

2 Commentaires

  1. flou

    17 mai 2017 at 15 h 46 min

    Des choix très inspirants, bravo!

  2. Lectures green & positives – Vivre de sa créativité

    1 septembre 2017 at 19 h 45 min

    […] Pour celles et ceux qui envisagent un mode de vie autonome – Vivre en autonomie à la campagne – ed . Eyrolles – Je vous recommande aussi le témoignage d’Audrey sur ce sujet : Changer d’habitat et entreprendre autrement […]

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